Historique des fouilles menées à Tanis du XVIIIe siècle à nos jours

 

La première étude scientifique de Tanis fut conduite en 1798 lors de l’expédition de Bonaparte en Egypte. Le plan de la Description de l’Egypte dressé par Jacotin éclaire l’ensemble des recherches archéologiques durant le XIXe siècle. Dans les cinquante années qui suivirent, le site fut surtout livré aux antiquaires dont le plus actif demeura J. J. Rifaud en 1825.

Peu après la création du Service des Antiquités, A. Mariette fit pratiquer sur le site à partir de 1860 des fouilles massives, concentrées principalement dans le temple d’Amon. Il mit ainsi au jour une impressionnante collection de statues que l’aspect actuel des lieux ne permet plus vraiment d’évoquer. En 1884, une longue campagne de l’Egypt Exploration Society permit à W.M.F. Petrie d’étudier de nombreux aspects de la ville gréco-romaine.

P. Montet conduisit de 1929 à 1951 des campagnes annuelles, seulement interrompues par la guerre entre 1941 et 1944. Il concentra son activité dans la zone nord, exploitant intensément le temple d’Amon et découvrant les temples de Mout, de l’Est, de Khonsou, ainsi que le Lac Sacré du temenos d’Amon. La partie la plus spectaculaire de son œuvre demeure néanmoins la mise au jour des tombes royales des XXIe et XXIIe dynasties, dont celle intacte de Psousennès Ier.

 

partie nord du tell Tanis

 

De 1965 à 1985, J. Yoyotte concentra son activité sur la zone nord du site et s’appliqua à dresser un bilan des activités de ses prédécesseurs ainsi qu’à organiser les archives de P. Montet. Il s’efforça de reprendre l’analyse du temple de Khonsou et de la rive ouest du Lac Sacré.

De 1985 à 2013, sous la direction de Philippe Brissaud, la Mission Française des Fouilles de Tanis a progressivement repris tous les secteurs ouverts par P. Montet et élargi son enquête à l’ensemble du territoire archéologique constitué par le tell. Elle a, en outre, conduit un vaste programme patrimonial de protection et de mise en valeur des vestiges archéologiques. 

La Société Française des Fouilles de Tanis (SFFT) a contribué au financement de la Mission de 1988 à 2013. Au cours des dernières années, la SFFT a reçu le soutien financier de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, grâce à l'attribution du Prix Burkhart d'Archéologie à Ph. Brissaud en 2009, de l'agence Clio, grâce à l'attribution de son Prix Spécial du Jury à Ph. Brissaud en 2010, et de la fondation Veolia Environnement, qui a financé l'achat de matériel topographique de qualité pour la SFFT en 2011.

 

temenos d'Amon Tanis